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Perspectives de Finreon

Rendement absolu ou surperformance: le dilemme de l'investisseur

 
Il est capital en tant qu’investisseur de définir l’objectif de son allocation de portefeuille : désire-t-on surperformer un benchmark ou un peergroup (« relative return ») ou préfère-t-on au contraire viser un rendement positif (« absolute return ») ? Selon le but choisi, le portefeuille optimal diffère substantiellement.
 
Il n’est pas rare de constater, au fil de discussions, que les investisseurs s’orientent généralement en fonction des gains absolus réalisés, mais comparent simultanément leur performance avec celle d’un peergroup et alignent leur portefeuille en conséquence. Dans de tels cas de figure, il est donc difficile de définir quel est le risque déterminant pour l’investisseur: s’oriente-t-il en fonction du risque absolu d’une perte de valeur ou en fonction du risque relatif d’une sous-performance par rapport au benchmark ou à un peergroup (cf. illustration 1)?

 

Illustration 1: caractéristiques d’une stratégie « absolute return » par rapport à une stratégie « relative return ». Source: Finreon Research
Illustration 1: caractéristiques d’une stratégie « absolute return » par rapport à une stratégie « relative return ». Source: Finreon Research
 
L’approche « absolute return » a pour objectif de générer un rendement positif indépendamment des phases de marché. Il s’agit dès lors d’obtenir le rendement le plus élevé possible pour le risque absolu couru (p.ex. volatilité) (maximisation du ratio de Sharpe). Les mesures prises comprennent notamment:
 
  • Sélectionner des classes d’actifs caractérisées par des rendements positifs et des risques faibles
  • Au sein des classes d’actifs, investir dans des stratégies dotées d’un ratio de Sharpe élevé, par exemple au travers de composantes en actions défensives
  • Contrôler les pertes (importantes) par le biais d’une gestion des risques
  • Éviter, respectivement couvrir, les risques non rémunérés comme par exemple les risques de change ou les risques de concentration.
L’approche « relative return » s’oriente quant à elle en fonction d’un benchmark et se fixe pour objectif de le surpasser au travers de divergences ciblées par rapport à celui-ci. Il s’agit donc de générer autant de surperformance que possible pour le tracking error encouru (maximisation du ratio d’information). Les mesures prises comprennent notamment:
  • Au niveau des classes d’actifs respectivement au sein des classes d’actifs, ne s’écarter du benchmark que lorsqu’une surperformance (systématique) est attendue. Cela signifie concrètement:
    • Exploiter les primes de facteurs (Value, Size, etc) qui génèrent une surperformance à long terme par rapport au benchmark
    • Ne pas s’écarter de l’allocation sectorielle et géographique d’un benchmark lorsqu’aucune surperformance ne peut être générée
Sur la base de ces réflexions et en fonction de l’indice Pictet LPP-40 (2015)1, un portefeuille balancé2 axé sur les rendements absolus ainsi qu’un autre où l’accent est mis sur les rendements relatifs sont simulés (résultats : cf. illustration 2).

Illustration 2: comparaison des risques absolus et relatifs de deux portefeuilles balancés. Données : Finreon Research, période 2001-2018
Illustration 2: comparaison des risques absolus et relatifs de deux portefeuilles balancés. Données : Finreon Research, période 2001-2018
 
La comparaison des résultats permet de tirer les conclusions suivantes:
 
  • Les deux approches, bien que différentes dans leur allocation, ont généré une surperformance par rapport au benchmark Pictet LPP-40 2015 sur la période 2001-2018
  • Le portefeuille «absolute return » réduit les risques absolus tels que la volatilité et les pertes maximales
  • Le portefeuille « relative return » réduit quant à lui les risques relatifs comme le tracking error ou les pertes maximales relatives
  • Il existe donc un trade-off: se concentrer sur les rendements absolus va de pair avec un tracking error élevé (portefeuille « absolute return ») tandis qu’une stratégie axée sur les rendements relatifs démontre des risques absolus élevés similaires au benchmark (portefeuille « relative return »).
Le conflit en matière d’objectifs poursuivis par les approches « absolute return » et « relative return » rend indispensable la définition du risque que l’investisseur désire considérer. Souhaite-t-il éviter autant que possible les pertes de valeur ou s’oriente-t-il au contraire en fonction de benchmarks et de stratégies similaires (peergroup) ? Après que l’objectif a été fixé, des portefeuilles optimisés peuvent être construits de manière à maximiser la probabilité d’atteindre son but.

Conclusion

  • Le choix entre une stratégie d’investissement « absolute return » ou « relative return » dépend uniquement de la préférence en matière de risque de l’investisseur
  • Les portefeuilles qui visent des rendements relatifs (absolus) courent des risques relatifs (absolus) faibles mais des risque absolus (relatifs) élevés. Il existe donc un trade-off car les deux objectifs ne peuvent être atteints simultanément.
  • Des mesures ciblées permettent cependant d’optimiser des portefeuilles balancés en fonction de ces deux objectifs
  • La gamme de produits de Finreon offre aux investisseurs orientés sur les rendements absolus comme à ceux qui privilégient les rendements relatifs les composants adéquats. Finreon contribue à la définition de la construction optimale du portefeuille.
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2Les allocations et détails des deux portefeuilles sont communiqués sur demande
 
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